Avis et communiqués

Les ressources en eaux

La région de Diourbel appartient au bassin sédimentaire du secondaire et du tertiaire. Les ressources en eau sont essentiellement souterraines. Les eaux souterraines constituent la seule source d’approvisionnement des populations et du cheptel. Elles sont de profondeur et de qualité variables.
Il existe principalement trois nappes au niveau de la région :
• le Luthétien: elle est accessible dans les profondeurs de 20 à 95 m. Elle est rencontrée dans l’arrondissement de Lambaye ;
• le Paléocène est capté entre 104 et 280 m. La qualité de son eau va du médiocre au mauvais avec une teneur en sel dépassant 1,5 g/l et plus de 1mg/l pour le fluor. Elle est impropre à toute utilisation. Elle est localisée dans l’arrondissement de Ngoye (Bambey) ;
• le Maestrichtien, capté entre 240 et 349 m, intéresse la totalité de la région. La qualité de son eau est généralement bonne pour la consommation de l’homme et des animaux. Il intéresse particulièrement les arrondissements de Ndindy, Kael et Ndame.
La teneur en fluor de ces eaux peut parfois dépasser 1,5 mg/litre (norme de l’OMS) en fonction de la zone et de la nappe.
La région ne dispose pas d’eaux de surface pérenne et les vallées fossiles du Sine et du Car-Car n’arrivent plus à stocker l’eau de pluie. Les ressources en eau de surface sont pourl’essentiel constituées de mares temporaires qui sont mises en eau pendant la saison des pluies.
Pour améliorer les potentialités en eau de surface, l’Etat a aménagé, entre 2001 et 2005, 09 bassins de rétention dans la région . Leur vocation est de permettre le
développement du maraîchage et l’abreuvement du bétail. Mais ces ouvrages connaissent des problèmes qui peuvent se résumer comme suit :
• l’ensablement des bassins ;
• déficit pluviométrique ;
• manque de profilage des bassins pendant la saison sèche.