Mouvements naturels de la population

Niveau et tendance de la fécondité
L’analyse de la situation matrimoniale de la région de Diourbel montre que 38,8% de la population de la région sont célibataires, 56,6% sont mariés, 1% sont divorcés, 3,3% veufs et que 0 ,4% de la population vivent une autre forme d’union (RGHP, 2002).
Chez les femmes âgées de 15-49 ans, la proportion des femmes mariées, le maximum se situe entre 25-29 ans. Dans cette tranche, 15,5% sont mariées. La proportion de femmes célibataires est de 40% chez les 15-19 ans et de 0,4% chez les 45-49 ans. La proportion des veuves augmente légèrement chez les 15 et 49 ans. En ce qui concerne les femmes, 18,9% des divorcées soit 1 femme sur 5 se situe dans la tranche des 20-29 ans.
L’indice de fécondité des femmes de 15-149 ans vivant dans la région est de 6,3 (EDS4, 2005). Cet indice reste inférieur à celui du niveau national qui est de 8,3. Pour ce qui est de la contraception, les résultats de l’Enquête démographique et de santé (EDS4, 2005) ont montré que 92,2% des femmes ayant l’âge de procréer (15-49 ans) connaissent au moins une méthode contraceptive, le taux au niveau national est de 94,1%. Cependant, le niveau d’utilisation de la contraception reste encore faible 4,0% contre 11,8% pour le niveau national.

Les migrations
Région de forte émigration dans les années 70, Diourbel a connu une tendance inverse récemment. Elle est devenue ainsi une région d’immigration interne, un pôle secondaire qui la place au troisième rang au niveau national après Dakar et Tambacounda. Et au courant des cinq dernières années, 37 938 immigrants ont été recensés, soit 35,6% des entrées (Tableau 4). Parmi ces immigrants, 34,7% (soit 13 178 individus) proviennent de Dakar,19,4% de Louga, 19,3% de Thiès, 11,3% de Kaolack et 8,3% de Fatick. A l’inverse, Dakaraccueille près de 47,4% des émigrants, soit 12 663, Thiès (4541, soit 17%), Louga (2708,soit 10,1%), Fatick (2171, soit 8,1%) et Kaolack (1844, soit 6,9%).
Globalement, ces différents mouvements impactent positivement sur l’économie régionale.Les émigrants contribuent dans l’entretien de leurs familles à travers les revenus de transferts. En effet, les transferts d’argent sont fort appréciables dans la région grâce au phénomène des migrations plus connues sous l’appellation de «Modou-modou ». Par exemple, en trois mois seulement (Juillet, août et septembre 2007)2, quelque 471 personnes ou familles ont reçu près d’Un Milliard de nos Francs à travers le système Moneygram soit exactement 991 Millions de FCFA.

La migration récente (moins de 5 ans) a mobilisé 23082 personnes dans la région de
Diourbel, soit 0,7% de la population résidente. Et le département de Mbacké, avec plus de 75,5% des arrivées, demeure la principale destination. C’est aussi le département le moins concerné par l’émigration avec 10,1% seulement des départs (Tableau 5).Le solde migratoire interne net positif de Mbacké est de 15 086 personnes. Le rôle de Touba en tant que pôle religieux et centre économique explique cette arrivée massive des populations dans le département de Mbacké.
A contrario les départements de Diourbel et Bambey constituent des zones de départ avec des soldes migratoires négatifs