Avis et communiqués

Géographie

Position géographique et localisation

La région de Diourbel est située à 146 kilomètres à l’Est de la capitale nationale Dakar.
Accessible par la Route Nationale n°3, la région de Diourbel correspond approximativement avec l’ancienne province du Baol qui atteignit ses limites maximales sous le règne du Damel Teigne Lat Soucabé Ngoné DIEYE (1697-1719).
Positionnée entre 14°30 et 15° de latitude Nord et 15° et 16° de longitude Ouest, la région de Diourbel est limitée :
-par la région de Thiès, au sud, à l’Ouest et au N ord ;
-par la région de Fatick, au sud et à l’Est, et
-par la région de Louga, au N ord et à l’Est.
Avec une superficie qui est passée 4.359 km² à 4.769 Km² suite au rattachement de
l’arrondissement de Taïf au département de Mbacké en 2002, la région de Diourbel couvre 2,42% seulement du territoire national. A cet égard, elle représente la plus petite région du pays après celle de Dakar (550 km²).

Organisation administrative de la région

En application du décret n° 2002-166 du 21 février 2002 fixant le ressort territorial et les chefs lieux de régions et de départements, les communautés rurales de Taïf et Sadio - précédemment parties intégrantes de l’arrondissement de Colobane (département de Gossas, région de Fatick) sont rattachées au département de Mbacké. Ainsi, le nouvel découpage administratif et territorial fait de Taïf le huitième arrondissement de la région. La région de Diourbel compte aujourd’hui trois (3) départements, huit (8) arrondissements, trente quatre (34) communautés rurales, trois (3) communes et plus d’un millier de villages ou hameaux (Carte n°2).
Le département de Bambey englobe onze (11) communautés rurales. Il abrite quatre (4) des six (6) communautés rurales présentant les plus petites superficies de la région (Réfane 62 Km², Ndangalma 78 K m², Ngogom 82 K m², Ndondol 90 Km²). La communauté rurale la plus vaste du département est celle de Keur Samba Kane (189 K m2).
Le département de Diourbel renferme dix (10) communautés rurales. A l’exception de
Ndoulo(164 Km²) et Tocky (175 Km²), elles sont toutes classées dans le lot des
communautés rurales de taille moyenne à l’échelle de la région.
Le département de Mbacké englobe treize (13) communautés rurales. Mbacké est le
département le plus étendu de la région (47,03% de la superficie régionale). Il contient les arrondissements les plus vastes de la région Ndame (1039 Km²) et Kael (804 Km²).
L’arrondissement de Ndame couvre à lui seul, 46,32 % du département de Mbacké.
L’arrondissement le plus restreint, celui de Taïf, couvre une superficie de 400 Km².

Carte 2 : Région de Diourbel : Découpage administratif

Le climat

Le climat de la région est de type soudano sahélien, à prédominance sahélienne. Il est défini par l’alternance d’une longue saison sèche (s’échelonnant du mois d’octobre au mois dejuin) et d’une saison des pluies (allant du mois de juin au mois d’octobre). Le climat est chaud et sec. Il est soumis huit (8) mois sur douze (12) à l’harmattan.
Les températures sont toujours élevées et fluctuantes avec un minimum de 24° en janvier et un maximum de 35° en juin en moyenne. Le climat se caractérise par une faible pluviosité et une forte évaporation. La région ne disposant pas de frange maritime, ni de littoral et de cours d’eau pérenne.
Sur le plan pluviométrique, la région est comprise entre les isohyètes 400 et 500 mm. Entre2000 et 2006, la pluviométrie moyenne annuelle enregistrée est de 465 mm avec un minimum de 303,6 mm et un maximum de 622,8 mm. Au cours des trente (30) dernières années, la variabilité inter annuelle s’est accrue et on observe une forte tendance à la baisse. L’annexe 1 renseigne sur l’évolution de la pluviométrie dans l’espace et dans le temps dans la région de Diourbel de 1995 à 2006.

Les sols

Les sols sont essentiellement formés de sédiments sableux ou sablo-argileux d’origine éolienne et alluviale. Trois (03) types de sols sont généralement répertoriés dans la régionde Diourbel (Carte n°3).
• Les sols ferrugineux tropicaux non ou peu lessivés communément appelés «diors ». Leur texture est grossière avec en moyenne 95 % de sable, 3 % d’argile et 1,5 % de limon. Ils sont perméables, leur capacité de rétention en eau est
généralement faible. Ces sols sont très pauvres en matières organiques (0,20 %) et se matérialisent par une capacité d’échange faible, un taux d’azote extrêmement faible (0,3 à 1,5 %), un taux de saturation du complexe absorbant variable avec l’histoire culturale et un PH généralement acide. Ces sols sont pauvres en phosphore (généralement une concentration de moins de 150 mg / kg de terre). Cependant, ils sont favorables à la culture de l’arachide, du mil, du niébé, du manioc, de la pastèque et du « bissap » s’ils sont bien amendés. Ils représentent 80 % des sols de la région.
• Les sols bruns hydromorphes ou « deck » Ils couvrent 15 % des terres. D’un aspect argileux, ils sont rencontrés dans les zones propices aux cultures céréalières notamment le sorgho et à la pratique du maraîchage. Ce type de sol se rencontre
particulièrement dans le département de Bambey. Il intéresse la vallée du Ndiémane sur 10.000 ha.
• Les sols ferrugineux tropicaux rouges ou lithosols communément appelés «deck-diors ». Ils se présentent dans l’espace régional sous forme de poches et représentent 5% seulement des terres. Ils sont favorables à la culture du sorgho, du
maïs, de la tomate, du gombo et des agrumes.
Carte 3 : Carte morphopédologique de la région de Diourbel

Les ressources en eaux

La région de Diourbel appartient au bassin sédimentaire du secondaire et du tertiaire. Les ressources en eau sont essentiellement souterraines. Les eaux souterraines constituent la seule source d’approvisionnement des populations et du cheptel. Elles sont de profondeur et de qualité variables.
Il existe principalement trois nappes au niveau de la région :
• le Luthétien: elle est accessible dans les profondeurs de 20 à 95 m. Elle est rencontrée dans l’arrondissement de Lambaye ;
• le Paléocène est capté entre 104 et 280 m. La qualité de son eau va du médiocre au mauvais avec une teneur en sel dépassant 1,5 g/l et plus de 1mg/l pour le fluor. Elle est impropre à toute utilisation. Elle est localisée dans l’arrondissement de Ngoye (Bambey) ;
• le Maestrichtien, capté entre 240 et 349 m, intéresse la totalité de la région. La qualité de son eau est généralement bonne pour la consommation de l’homme et des animaux. Il intéresse particulièrement les arrondissements de Ndindy, Kael et Ndame.
La teneur en fluor de ces eaux peut parfois dépasser 1,5 mg/litre (norme de l’OMS) en fonction de la zone et de la nappe.
La région ne dispose pas d’eaux de surface pérenne et les vallées fossiles du Sine et du Car-Car n’arrivent plus à stocker l’eau de pluie. Les ressources en eau de surface sont pourl’essentiel constituées de mares temporaires qui sont mises en eau pendant la saison des pluies.
Pour améliorer les potentialités en eau de surface, l’Etat a aménagé, entre 2001 et 2005, 09 bassins de rétention dans la région . Leur vocation est de permettre le
développement du maraîchage et l’abreuvement du bétail. Mais ces ouvrages connaissent des problèmes qui peuvent se résumer comme suit :
• l’ensablement des bassins ;
• déficit pluviométrique ;
• manque de profilage des bassins pendant la saison sèche.

 

Les ressources forestières et fauniques

La région de Diourbel est quasiment dépourvue en ressources forestières et fauniques. Elle ne compte ni forêts classées ni réserves. La région de Diourbel présente la biodiversité la plus faible du pays avec seulement 580 espèces recensées. Selon les informations recueillies au niveau du service régional des eaux et forêts de Diourbel et confirmée dans le Plan d’action environnemental régional (juillet 2007), les formations forestières sont sans consistance.
La strate arborée est constituée d’un parc à Faidherbia albida (kadd) auquel s’ajoutent des espèces comme Acacia seyal (sourur), Balanites aegyptiaca (soump), Adansonia digitata (gouy), Tamarindus indica (dakhar) et Parkia biglobosa (ûl). Le kadd et le soump sont présentes dans le paysage agraire sous forme de parcs ou de pieds isolés. Il est à noter que ce couvert forestier est diversement distribué à travers les départements. C’est ainsi que dans les départements de Bambey et de Diourbel, le couvert forestier est réduit à la portion congrue du fait de la forte occupation agricole de l’espace rural alors que dans le département de Mbacké on note la présence de reliques forestières d’un certain intérêt, notamment dans l’arrondissement de Kaël. Les espèces arbustives sont essentiellement composées de Guiera senegalensis (Nguer) et de combrétacées.
En ce qui concerne la végétation herbacée, elle est peu fournie dans l’ensemble. Elle est peu fournie dans l’ensemble. Elle est dominée par les espèces annuelles de graminées et légumineuses. Parmi celles-ci, le Cenchrus biflorus (xaaxam) est le plus représenté. Andropogon gayanus (Xat) existe sous forme d’îlots isolés et semble bien être domestiquée par les populations.
Dans cette région, la végétation naturelle a été complètement transformée par la péjoration climatique (sécheresse prolongée) et par la pression anthropique (activité agricole et particulièrement, par la culture de l’arachide introduite dans le pays depuis le XIXème siècle). Sur le plan faunistique, les grands mammifères ont disparu du fait de l’inexistence d’habitat
de faune. Ne subsistent que les petits mammifères comme le chacal commun, les lièvres, les rats palmistes et les oiseaux de savanes tels que les francolins, les tourterelles, la petite outarde et les passereaux.

Carte 4 : couvert végétal de la région de Diourbel